« Le temps martèle les visages
Pour que sorte le regard »
(Jean Mambrino : Le Mot de passe )
Au même titre, le Temps et la Nature, éternels et essentiels,
martèlent, érodent et transforment toujours ce que l’humain a produit.
Pour que subsiste l’essentiel.
Qui émeut.
Qui meut .
Et fait vivre.
La Nature reprend donc souvent ses droits sur la « manufacture ».
Sur ces naufragés de l’industrie humaine, à la fois beaux, parfois géniaux,
mais à la fois aussi promis à une vie si éphémère.
C’est à la conscience et à l’œil humain qu’il appartient aujourd’hui
de donner seconde vie et nouvelle vie à ces « naufragés » .
La démarche de Christoph Kovel , au terme -mais pas toujours forcément circonscrit ni
(dé)terminé- d’un long cheminement personnel et artistique, s’inscrit en ce SENS-là :
Cette « démarche » en toute conscience, éthique et surtout FAITE aussi, parallèlement,
d’un long apprentissage des matières, des matériaux
et de leurs métamorphoses, toujours en adéquation avec la Nature,
participe d’une volonté d’un nouvel « écosystème » à rétablir et à restaurer.
L’œil de l’artiste repère ici et récolte ces pépites –presque devenues fossiles, déjà, que
l’humain a créées un temps trop court -peut-être- au détour des fossés, des rivières….
Matières ou matériaux abandonnés, rouillés, déformés, oxydés par l’épreuve
du temps, des temps, de la Nature.
La main de l’artiste tente de leur redonner seconde et autre vie.
D’autres sens.
Symboliques et poétiques.
D’autres sens qui émeuvent, spontanément. Car ils parlent à notre âme et à notre
sensibilité ainsi qu’à notre éthique.
Et la boucle semble bouclée…(Entre notre nature et notre culture d’être humain et la
Nature).
DM.YASHA












