
Eglise saint Jean-Baptiste
Véritable musée des « Artistes du Carla »
Initié par Michelle Picou-Martinez
Ouvert tous les jours en été.
Chemin de Croix
Commentaires: Alain Martinez

Première station : Ecce homo de Tristan Ra
En latin ce te titre signifie : « Voici l’homme ».
Dans le premier tableau l’artiste Tristan Ra, Peintre voyageur et orientaliste ce fait l’écho intemporel de la tradition byzantine.
L’œuvre est présentée comme une icône où la lumière inonde la Sainte face du Christ fait homme. Il accepte les souffrances humaines pour le rachat des péchés. Le messie illuminé d’or ,le regard hiératique du fils de Dieu exprime néanmoins la fragilité humaine, l’amour des hommes et le sacrifice horriblement douloureux qu’il va
subir. Cette dualité nous interpelle et nous préparons le cheminement douloureux du Christ car elle présage déjà de sa résurrection lumineuse. Le peintre présente le regard du Christ avec son immense talent et la première station devient comme un signal lumineux qui nous convie à suivre le chemin de Croix.
La deuxième station : Jésus est chargé sur la Croix est réalisée par Joëlle Château.
Dans ce tableau l’artiste exprime avec acuité la tension musculaire et psychologique du Christ qui doit arracher à la terre la Croix lourde et pesante qui semble presque enfouie dans le sol et reliée à lui par des radicelles. Le tableau de composition symétrique sur le plan horizontal éveille la difficulté qui le fait ployer.
Mais au contraire de là-bas on distingue quelques fenêtres lumineuses et un sentiment pointilliste qui traduit la présence immanente de sa nature divine et de l’espoir donné aux hommes.


La troisième station Jésus chute pour la première fois est peinte par Frederic Liénard.
Dans cette troisième station le peintre nous décrit la première chute du Christ porteur de Croix. Notre regretté Fredo a voulu présenter cette épisode de la passion en imaginant que si celle-ci se déroulait à notre époque. Ainsi ce tableau polémique met en scène des paparazzi esquissés avec leur appareil photographique en bas et
à droite du tableau. On distingue leurs apostrophes à l’égard du Christ : « Jésus une photo ! » L’actualisation est matérialisée par une carte mémoire informatique et doublant la couronne d’épines constituant une sorte de chrisme. Lors de la chute la couronne d’épines se casse et Frederic me confie : « Remarque bien qu’un fragment
de l’épine signifie a la forme du V de la victoire. Les couleurs primaires expriment l’espoir et la lumière que l’artiste, avec ce talent qui n’appartient qu’à lui, nous a transmis mélangeant humour et ironie et spiritualité. Repose en paix l’ami Frédo.
Quatrième station: Jésus rencontre sa mère.
Qui mieux que Danielle Bonnevay pour exprimer la souffrance de la séparation par la mort de la mère et de son enfant. Diagonale qui unit la mère et le fils nous rappelle que le nombre d’or est souvent présent à notre insu. Il n’y a pas de fioritures. La douleur est intense incommensurable car la Vierge Marie sait que son fils va être
supplicié. Dans ce tableau les angles aigus cristallisent l’intensité douloureuse.
Cinquième station de Jacky Nodinot.´
Simon de Cyrène aide Jésus.
C’est un message d’espoir que Jacky ,peintre et sculpteur ,nous narre .L’amitié et la compassion qui réconforte celui qui souffre. Le Christ est amarré à la partie verticale de La Croix et Simon la partie horizontale. L’effort musculaire de Simon est bien illustré.
Sixième station de Clermonde : Veronique essuie le visage de Jésus.
De son propre aveu il a fallu plusieurs mois pour affronter le visage du Christ.
Encadrée d’ombre et de lumière la Sainte Face émerge, Le regard du Christ flotte et scintille sur le tissu qui vibre. Une merveille de douceur et de spiritualité


Septième station de Philippe de Watteville.
Dans ce tableau la chute est notée par l’inclinaison de la Croix. Le peintre par son abstraction signifiante rend compte de la situation. L’intensité des couleurs et des formes géométriques narre l’épreuve subie par Jésus.
Huitième station de Patrick Anne raconte la rencontre de Jésus avec les filles de Jérusalem.
Ce tableau décrit la vulgarité, la peine des femmes décrites dans des cartouches.

Neuvième station de Manuel Martinez. Jésus chute une seconde fois Le peintre décompose la chute avec le lâcher des mains et la seconde montre le genou à terre.
Une cinétique parfaite.
10e station de Melissa Tresse.
Jésus est dépouillé de ses vêtements
La composition hémi circulaire symbolise l’amour des saintes femmes qui entourent le corps épuisé de Jésus. C’est l’instant ultime qui précède la crucifixion. Melissa par sa sensibilité atteint le sommet de son art.


11e station de Jean Pierre Pourtier.
Le sculpteur et peintre évoque « l’affrontement du cœur contre le cœur de la matière ». Le crucifié émerge du tableau à la manière des peintres et sculpteurs de la renaissance italienne et flamande provoquant une émotion aiguë.
12 ème station de Kovel; Jésus meurt sur la Croix.
Christoph Kovel nous étonnera toujours par la poésie ,la couleur, l’expressivité qu’il fait naître des matériaux. Avec talent il sait sublimer les objets métalliques rejetés par la société de consommation. Dans la crucifixion du Christ, Kovel fait dépasser les mains du Christ de la Croix Il nous en a donné l’explication : « Si le Christ paraît mort, rien ne peut l’attacher à la matière il a franchi le mur de la Résurrection »Le Golgotha a la forme sphérique de la terre et les croix des deux brigands dans le fond du tableau encadrent dans un ciel tourmenté et rougeâtre la crucifixion du fils de Dieu.


13 éme station le Christ est descendu de la Croix et remis à sa mère de Emanuel Lafitte.
Le peintre réalise un tableau moderne, quasi naïf de la Piéta. Il transmet un message d’espoir la couleur bleue messagère du ciel inonde le tableau.
14 éme station de Tree Coneway: Jésus mis au tombeau.
Mélange de figuration et d’abstraction signifiant « partir les pieds devant. »La division en 4 du tableau pourrait signifier que le message du Christ se diffusera vers les 4 points cardinaux.


