Une oeuvre monumentale de Christoph Kovel sur la Place de l’Europe
Installé depuis vingt-six ans au Carla-Bayle,
Christoph Kovel est un artiste connu et reconnu par les Carlanais.
Pour les visiteurs occasionnels de la bastide, son travail ne passe pas inaperçu.
Sa galerie La Place, située au centre du village, est en effet facilement repérable grâce aux deux panneaux qui encadrent son entrée.
En donnant une seconde vie à des matériaux industriels ou domestiques voués à l’abandon et déjà soumis à l’usure du temps, l’artiste parvient à les associer pour en faire des œuvres uniques, alliant prouesse technique et dimension poétique.
Conçue à l’occasion du 20e anniversaire de l’association Rue des Arts en 2014, et en hommage à son fondateur Michel Grüner, l’œuvre se révèle des plus étonnantes.
Par sa taille tout d’abord: haute de plus de 4 m et large de près de 3 m, ses dimensions hors normes volontairement associées au nombre d’or sont une première pour l’artiste.
Composés de 16 panneaux, son assemblage et son installation ont d’ailleurs constitué un exercice délicat.
C’est également par sa symbolique que l’œuvre surprend. Allégorie de la bastide à travers les âges, elle s’intitule «Carla s’éveille» et oppose, avec les Pyrénées en toile de fond, le passé et le présent, résolument tourné vers la modernité.
En attestent les nombreuses allusions faites aux énergies renouvelables, comme l’éolienne, le capteur solaire ou l’antenne.
Des débats de société sont aussi évoqués, au sujet de l’ours par exemple.
La bastide, au fil du temps, se fait ainsi le témoin du progrès et de la modernité, deux notions qui se rapprochent et s’éloignent parfois, entraînant la «résistible ascension du Carla-bayle à travers les âges».
Céline Delaigue









